Réflexions en faveur de la péridurale

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Réflexions en faveur de la péridurale

Réflexions en faveur de la péridurale

La péridurale, méthode hautement médicalisée, nécessite la présence permanente d’un anesthésiste, ce qui limite sa pratique dans les maternités.

Cependant la carence en anesthésistes est en train de se combler et ce d’autant plus vite que s’exprimera la volonté des patientes : seules près de 10 % des femmes peuvent bénéficier actuellement en France de la péridurale, mais dans les centres où il n’y a pas de limitation de moyens, ce taux atteint 60 % à 70 % des accouchements, surtout pour le premier enfant. On ne devrait plus voir des anesthésistes surchargés, des attentes trop longues qui augmentent le stress de la mère et obligent parfois à renoncer à l’anesthésie.

Mais je dois reconnaître que certaines de mes patientes, enthousiastes juste après la naissance, ont été plus réservées ensuite, comme si quelque chose leur avait manqué.

La péridurale laisse parfois un vide, une impression de perception insuffisante de la mise au monde.

Une préparation à la naissance adaptée à l’usage de la péridurale devrait prévenir ce genre de malaise. Il est bon que vous connaissiez ces réactions afin de ne pas être déçue. Vous avez noté que je suis favorable à l’accès à la péridurale, mais il est clair que, si elle ne doit pas vous être refusée sauf contre-indications absolues, elle ne doit pas non plus vous être imposée sauf indications médicales précises. Il y a place pour un grand nombre de méthodes qui préparent à donner la vie, elles peuvent être suffisantes le jour de l’accouchement, ou nécessiter d’être relayées par la péridurale en cours de travail. Inversement l’accès à la péridurale n’est pas en opposition avec une méthode de préparation à la naissance. Soyez prête à toute éventualité ; votre apprentissage de la relaxation vous y aidera.

Il n’est pas rare de voir des femmes ayant bénéficié de la péridurale pour un premier enfant y renoncer pour le second.

Je crois qu’elles ont probablement moins besoin d’aide pour faire naître ce deuxième bébé, maintenant qu’elles n’appréhendent plus l’inconnu. Aussi je proposerais facilement une anesthésie péridurale pour un premier accouche­ment. Il y a d’ailleurs moyen de garder ce qu’apporte la péridurale et de réduire ce dont elle prive, en essayant de contrôler la dose de produit analgésiant injectée. Au mieux, l’anesthésie est alors progressive : totale pendant la dilatation, puis moins absolue au moment de l’expulsion.

Ces perceptions sensitives qui restent supportables permettent de ne pas vous priver de votre participation à l’accouchement et d’éviter des pensées ultérieures comme «je n’ai servi à rien ».

Il peut être nécessaire d’inscrire dans votre corps ce passage de la vie, de ne pas gommer le rituel, de lui laisser toute sa signification. L’expulsion sous péridurale est plus longue, il faut donc prendre son temps, en particulier au moment des poussées. Lorsque tout est normal, l’obsté­tricien peut attendre que l’envie de donner le jour à votre enfant vous mène à le pousser hors de vous.

L’utilisation de la péridurale se dégage à peine du sentiment de culpabilité encore véhiculé par les générations antérieures.

Ce n’est pas parce que vous aurez utilisé la technique moderne que vous ne serez pas une bonne mère. Ne tenez pas compte de la parole néfaste de l’entourage « vous n’avez pas été capable de supporter… moi, de mon temps… » ni de la parole de votre mère « moi, j’ai dû souffrir pour t’obtenir », etc. Quelles que soient vos décisions pendant la grossesse, vous ne savez pas comment vous serez le jour J.

Contre toute attente, vous pouvez avoir besoin de la péridurale ; ou inversement, alors que vous n’aviez pas envisagé votre accouchement sans péridurale, vous reculerez le moment de l’utiliser jusqu’à… ne plus en avoir besoin.

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