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Diarrhée chronique

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Diarrhée chronique

Les pédiatres préfèrent, et de loin, les bébés constipés à ceux présentant en permanence, ou très souvent, une diarrhée : selles irrégulières, molles, abondantes, accompagnées parfois de coliques.

Si l’état général n’est pas bon, la prise de poids insuffisante, il y a certainement quelque chose de pathologique.

Mais ce n’est pas toujours le cas, et il arrive que cette situation angoisse les famillles alors que le bébé est florissant, avec une prise de poids satisfaisante.

Dans ce cas le pédiatre se pose beaucoup de questions. Y a-t-il réellement un trouble? Est-ce une affection chronique, d’emblée, ou succédant à une infection intestinale comme cela s’observe

quelque­fois ? Faut-il mettre en œuvre un régime particulier que l’on sera alors obligé de poursuivre longtemps, parfois inutilement ?

  • Peut-il s’agir de la mucoviscidose ?

Tout le monde a entendu parler de cette maladie héréditaire dont il existe des formes sévères et des formes plus légères, qui entraîne à la fois une diarrhée chronique abondante et grave et des troubles respiratoires répétés ; chaque année, en France, 500 nouveau-nés environ en sont affectés. Elle est due à une anomalie des glandes à mucus de l’organisme, peut être diagnostiquée dès la naissance dans les cas suspects par la recherche d’albumine dans le méconium et un peu plus tard par le « test à la sueur » (dosage de sodium dans la sueur).

Beaucoup de progrès ont été faits dans sa compréhension (détection et localisation du gène) et dans les techniques de traitement palliatif, même si son mécanisme intime est encore inconnu, et si nous ne disposons pas encore de traitement spécifique.

  • Y a-t-il une véritable intolérance à un élément de l’alimentation et faut-il faire un bilan complet, toujours difficile ?

L’intolérance au gluten était autrefois fréquente. Avec l’utilisation des farines sans gluten données systématiquement jusqu’à 6 ou 7 mois, cette affection ne s’observe plus dorénavant qu’à partir de 8 ou 9 mois (après introduction des farines habituelles, du pain et des biscuits). Elle entraîne des selles très particulières, grasses, malodorantes, une cassure de la courbe de poids.

Les moyens de diagnostic sont très fiables, en particulier dosage des graisses dans les selles et prélèvement d’un fragment de muqueuse intestinale. Le traitement régime sans gluten strict donne des résultats remarquables, à condition d’être bien appliqué (ce qui est difficile) et poursuivi longtemps.

Il existe cependant des formes plus légères, atténuées, auxquelles il faut savoir penser devant une diarrhée peu typique, et des formes de révélation tardive, vers 4, 5 ou 6 ans.

Les intolérances aux sucres (saccharose, lactose) s’observent moins fréquemment depuis l’utilisation des nouveaux laits, excepté dans les suites de diarrhées infectieuses ayant traîné et mal soignées.

L’intolérance aux protéines du lait de vache est devenue une cause fréquente de troubles digestifs aigus ou chroniques chez le bébé, et la diversité des symptômes qu’on lui rapporte rend bien difficile une description simple et claire.

Certains cas vont se révéler très vite, dès les premières prises de lait par une diarrhée d’emblée sévère, parfois sanglante, accompagnée d’urticaire et d’autres phénomènes d’allergie cutanée, parfois même d’un véritable état de choc (pâleur, état général semblant très altéré), de vomissements répétés. Ces formes rares, mais très sévères, doivent faire supprimer instantanément tout apport de protéines provenant du lait de vache.

Les cas moyens sont les plus fréquents : installation rapide d’une diarrhée avec selles parfois liquides, parfois molles, mauvais appétit, régurgitations importantes et fréquentes, stagnation de la courbe de poids.

Souvent il s’agit de troubles digestifs mineurs mais tenaces : les selles ne sont pas très belles ; le bébé régurgite souvent, en assez grandes quantités ; il se tortille beaucoup dans le cours de la digestion, s’arrête de boire au bout de 60-80 g ; il semble ne pas beaucoup aimer son biberon ; on doit le forcer, les repas deviennent de plus en plus pénibles. Et puis les selles se dégradent progressivement, malgré la carotte, et le bébé semble aimer de moins en moins le lait.

Les spécialistes des maladies digestives chez l’enfant rapportent également à l’intolérance aux protéines du lait de vache beaucoup de troubles très divers, et en particulier des phénomènes d’allergie respiratoire et cutanée, des troubles du comportement, etc.

Tout cela est probablement exagéré. Il reste que, affection nouvelle ou progrès de la détection médicale, l’allergie au lait de vache est devenue un problème important dans l’alimentation de la première enfance.

Les moyens de détection, en dehors de la mise à un traitement d’épreuve, consistent en certains dosages d’anticorps dans le sang (IgE totales, élevées ; IgE spécifiques par la méthode du RAST au lait entier ou à ses diverses protéines) dont l’élévation durant le premier âge est très pathologique.

Il y a intérêt à prôner l’utilisation systématique chez le bébé, soit en complément de l’alimentation maternelle soit d’emblée pendant les premières semaines, surtout si les antécédents familiaux font état de cas d’allergie, d’un lait dit hypo-allergénique dans l’idée de la prévention éventuelle d’une sensibilisation au lait de vache. Si elle est suspectée, il faut remplacer le lait habituel soit par du lait de soja, soit par un lait à protéines modifiées, bien supportés dans les intolérances. Il est alors remarquable de constater combien le bébé, qui semblait détester le lait, se met à boire avec plaisir, avec appétit, avant même que la diarrhée ne soit améliorée.

C’est seulement sur les indications de votre médecin, de façon différente selon le cas en cause, que vous pourrez introduire des produits lactés dans l’alimentation de bébé, toujours avec prudence. Dans les intolérances authentiques et importantes cette reprise des produits lactés sera tardive (guère avant l’âge de 1 ou 2 ans) et se fera de façon très, très progressive.

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