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La mère : le mois du repos
24 août 2016

Le corps de la mère se transforme

Puériculture & Eveil bébé

Le corps de la mère se transforme

Au fil des jours,le corps de la mère se transforme, des changements importants vont se produire dans sont corps, certains visibles, d’autres pas.

Ces modifications anatomiques de la mère, chimiques, physiologiques, sont destinées à fournir à votre futur enfant les éléments indispensables à son développement.

Outre la prise de poids de la mère, le changement de taille de l’utérus et des seins constitue la modification la plus spectaculaire du corps de la future maman. Mais d’autres aménagements plus discrets se produisent dans les systèmes circulatoires, respiratoires, urinaire et digestif.

L’ensemble des processus complexes de transformation de matières et d’énergie qui ont lieu en permanence dans l’organisme, qu’on appelle métabolisme, ainsi que les sécrétions hormonales indiquent aussi que ces systèmes s’adaptent à la nouvelle situation.

 

L’utérus et les seins

L’utérus commence à grossir dès le début de la grossesse. En neuf mois, son poids va passer de quelque 50 ou 60 g à plus d’un kilo, sa hauteur de 6,5 cm à 32-33 cm, sa capacité de 2 ou 3 millilitres à 4 ou 5 litres (ces chiffres sont des moyennes, qui varient légèrement selon les femmes et les grossesses). En regardant votre corps, vous ne remarquerez vraiment de modifications qu’à partir du 4e ou 5e mois, mais, au bout d’un mois ou un mois et demi, le médecin pourra déjà en vous palpant apprécier la transformation de votre utérus : de triangulaire, il est devenu rond, il s’est assoupli et atteint déjà la taille d’une orange.

Cette évolution se poursuivra régulièrement au fil des mois. Les organes tels que 1 estomac, les intestins, la vessie s’y adapteront, tandis que la paroi du ventre, élastique, se distendra au fur et à mesure. Votre silhouette se modifiera elle aussi, et vous risquez de cambrer les reins en rejetant les épaules en arrière pour contrebalancer le poids de l’abdomen.

Vos seins se mettent aussi à gonfler et à s’alourdir dès les premiers mois, un développement qui s’accompagne parfois de picotements et d’élancements. Les mamelons deviennent saillants après quelques semaines, l’aréole fonce, se bombe et laisse voir de petites saillies (les tubercules de Montgomery).

Très irrigués pendant la grossesse, les seins sont parcourus de veines plus apparentes. Il arrive qu’à partir du 4e mois un liquide jaunâtre et visqueux suinte des mamelons : il s’agit du colostrum. Si vous prévoyez d’allaiter, c’est lui qui constituera la première nourriture du bébé après l’accouchement (riche en albumine et en vitamines, il servira aussi de purgatif au nourrisson), le véritable lait n’apparaissant que trois ou quatre jours après la naissance.

La circulation du sang

Le sang de la mère a pour mission d’acheminer les substances nécessaires au développement du fœtus et d’éliminer ses déchets, et cela par l’intermédiaire d’un organe qui se met tout spécialement en place pendant la grossesse, le placenta.

Le sang

Entre le début et la fin de la grossesse, tous les vaisseaux se dilatent et le volume du sang maternel augmente d’un litre et demi environ, passant de 4 litres à 5 ou 6 litres. Les globules rouges sont ainsi dilués dans une plus grande quantité de plasma partie liquide du sang. Les besoins en fer augmentent ; il importe donc de prévenir une carence en prescrivant à la future mère un supplement de fer au cours de la grossesse.

Les veines

Le développement de l’utérus, qui passe au cours de la grossesse de 50 à 1 500 g, et de 6 à 33 cm de long, gêne parfois le retour du sang des membres inférieurs vers le cœur; les jambes ont tendance à gonfler et des varices risquent d’apparaître. Si la veine cave, qui ramène le sang au cœur, est comprimée par l’utérus, vous pouvez ressentir des malaises, surtout couchée sur le dos. Pour les éviter, il suffit de débloquer ce « retour veineux » : essayez de vous coucher sur le côté gauche, car la veine cave passe à droite de l’utérus.

Le pouls

Il s’accélère de 10 à 15 battements par minute, même pendant le sommeil, et un peu plus dans le cas de jumeaux. Il oscille entre 60 et 90 pulsations par minute. Le débit cardiaque augmente de 30 à 50 % dès la fin du premier trimestre, et cela jusqu’à la fin de la grossesse. Ainsi, le cœur bat plus vite car il a plus de sang à brasser, et tout le système cardiovasculaire s’adapte aux efforts supplémentaires à fournir au fil de la grossesse.

La tension artérielle

Elle baisse légèrement au cours des deux premiers trimestres de la grossesse, car la masse sanguine est plus importante et les vaisseaux dilatés. À l’approche du terme, la tension revient à ses valeurs antérieures (d’avant la grossesse), mais elle ne doit pas alors dépasser 14/9.

La respiration

Vous remarquez peut-être que votre voix change de tonalité ou que vous avez quelques difficultés à respirer par le nez ? Les modifications hormonales dues à la grossesse (voir plus loin) provoquent parfois, en effet, une congestion passagère de la muqueuse du larynx, de la trachée et des bronches. Ne vous inquiétez pas, tout rentrera dans l’ordre après la naissance.

Dans la dernière partie de la grossesse, le tonus et l’activité des muscles abdominaux diminuent. L’utérus a repoussé peu à peu le muscle essentiel de la respiration, le diaphragme, vers le haut, ce qui réduit considérablement ses mouvements; votre respiration devient « haute », ou thoracique. Par ailleurs, vous respirez aussi pour votre bébé, dont les poumons ne fonctionneront qu’à la naissance; ainsi, à chaque inspiration, vous emmagasinez de 10 à 15 % d’air et donc d’oxygène de plus qu’en temps normal, sans pour cela respirer plus vite. Cette « hyperventilation » a par ailleurs l’avantage d’être bénéfique pour le fœtus, puisqu’elle fait baisser la pression en gaz carbonique.

La digestion

Comme la vessie ou l’estomac, l’intestin est comprimé par l’utérus qui grossit. Néanmoins, les organes maternels s’adaptent et font une place au fœtus, au liquide amniotique et au placenta. Il semble que ce sont plutôt les hormones qui perturbent le fonctionnement du système digestif, ce qui occasionne certains petits malaises.

Au niveau de la bouche

La sécrétion de salive augmente souvent en début de grossesse. Les gencives sont plus fragiles et saignent lors du brossage. Les apports de calcium, phosphore ou fluor préconisés par certains médecins par précaution pendant la grossesse ne préviennent pas les carries dentaires, plus fréquentes, semble-t-il, pendant cette période. Limitez votre consommation de sucre et continuez à vous brosser les dents trois fois par jour, après les repas. N’hésitez pas à aller régulièrement chez le dentiste pour faire dépister et traiter les caries pendant la grossesse. Les radiographies dentaires éventuellement nécessaires sont autorisées avec certaines précautions. Souvenez-vous que de bonnes dents sont la condition d’une meilleure digestion.

Au niveau de l’œsophage et de l’estomac

Une sensation de brûlure, qui part de l’estomac et remonte l’œsophage jusque dans la gorge, parfois accompagnée d’un renvoi de liquide acide, peut apparaître vers le 4e mois de la grossesse. C’est le « pyrosis », un phénomène qui persistera jusqu’à l’accouchement et qui s’aggrave souvent en position allongée. Il est dû à un mauvais fonctionnement momentané du système qui, normalement, empêche les aliments ingurgités de remonter.

Sous l’influence d’une hormone particulièrement active pendant la grossesse, la progestérone, l’estomac devient plus paresseux, moins tonique, d’où les nausées que peuvent parfois ressentir certaines femmes enceintes. Les aliments séjournent plus longtemps dans l’estomac, qui se vide moins rapidement : d’où l’impression, lorsque vous mangez, de très vite vous sentir rassasiée.

Pour ce qui est des perturbations du foie, elles sont minimes et, en tout cas, ne sont pas responsables des nausées du début de grossesse.

Au niveau de l’intestin grêle et du côlon

Comme l’estomac et la vésicule biliaire, les intestins se détendent sous l’effet de la progestérone. Le transit digestif s’en trouve ralenti, ce qui risque d’entraîner une tendance à la constipation, qu’une alimentation adaptée permettra généralement de combattre . Cet inconvénient pourrait avoir cependant un aspect bénéfique : la lenteur de la digestion favorise, en effet, l’absorption par l’organisme des éléments nutritifs contenus dans la nourriture.

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