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L’expulsion active

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L’expulsion active

L’expulsion active aide le bébé à traverser le bassin mou jusqu’à sa sortie complète de votre corps.

Explication de L’expulsion active: C’est le moment de mettre tous vos moyens en action. Vous allez volontairement ajouter toutes vos forces à la puissance des mouvements involontaires de l’utérus. C’est vous qui allez faire naître votre bébé, en vous adaptant aux vagues des contractions utérines qui vous submergent.

Qu’est-ce que le bassin mou?

La tête s’engage dans le vagin et par son intermédiaire va s’ap­pliquer sur les muscles du périnée qui constituent une sorte de hamac fermant imparfaitement l’espace inférieur de l’abdomen. Les organes génitaux, le conduit urinaire et le rectum traversent ce plancher pelvien. Le périnée va se distendre, s’étirer, permettant à la tête de progresser jus­qu’à la fente vulvaire qui va s’élargir et laisser voir les cheveux du bébé.

Comment pousser ?

Je vais décrire ici la méthode classique que la plupart des sages- femmes et des accoucheurs utilisent pour guider les mères. Parfois, les futures mères ont appris cette respiration lors des cours de préparation à la naissance ; d’autres fois elles la découvrent au dernier moment et font preuve d’une grande facilité d’adaptation. Cette description est donc destinée à vous donner une idée du processus de l’expulsion active, mais vous serez forcément aidée et guidée.

Pour obtenir le maximum d’efficacité, il faut pousser en même temps que les contractions utérines. Afin de vous aider, la sage-femme vous accompagne de la voix et respire avec vous, elle guide vos efforts ; souvent votre compagnon vous soulève la tête, les épaules et vous encourage des yeux et de la voix.

Lorsqu’une contraction utérine débute, videz vos poumons en soufflant, puis emplissez-les à fond afin de constituer un matelas d’air qui appuiera comme un piston sur votre diaphragme, lequel repoussera le fond de votre utérus. Appuyez bien vers le bas en contractant vos abdominaux comme si vous deviez enfoncer vos fesses dans la table. Les montants des porte-cuisses sont à votre portée, empoignez- les et tirez dessus à la façon d’un rameur pour vous aider à pousser votre bébé. Essayez de ne pas contracter votre périnée, mais cette désynchronisation musculaire ne s’improvise pas, il faut l’avoir préparée.

Une autre façon est d’empaumer le haut de l’utérus des deux mains bien ouvertes, proches du sternum, les coudes à l’horizontale et d’exercer un mouvement de poussée avec chaque contraction pour amener votre bébé à la lumière.

Tâchez de garder votre souffle pendant toute la durée de la contraction. Quand vous n’en pouvez plus, soufflez rapidement l’air emmagasiné et si la contraction utérine persiste, respirez une nouvelle petite bouffée d’air pour refaire un effort jusqu’au bout. Tant qu’il y a contraction il faut pousser ; dès qu’elle disparaît reposez-vous, essayez de vous détendre, de récupérer en fermant les yeux, en desserrant les mains.

La période de l’expulsion dure environ 30 minutes pour un premier bébé, mais parfois elle peut se réduire à 15 voire à 5 minutes. À travers le vagin, votre bébé va parcourir votre bassin, puis tourner sa tête de telle façon qu’elle efface son grand diamètre et présente toujours sa plus petite dimension dans le plus grand espace disponible. Cette progression se fait centimètre par centimètre et seule la sage-femme la constate. Mais lorsque les cheveux commencent à s’apercevoir au travers de la vulve, vous pouvez voir le résultat de vos efforts si un miroir vous est proposé.

L’expulsion est diversement ressentie.

Certaines femmes y trouvent un soulagement : pendant le travail, la douleur s’accompagne d’une sensation d’impuissance, tandis que pendant la sortie du bébé, elles poussent de toutes leurs forces, elles sont actives et savent qu’elles agissent sur la durée de la douleur. Pour d’autres, c’est un moment où la sensation d’écartèlement domine toute autre impression.

Il est fréquent d’entendre crier à ce moment. Si parfois la sage femme vous conseille de ne pas crier, de fermer la bouche et de verrouiller votre respiration, c’est parce que le cri chasse l’air des poumons et que ceux-ci ne peuvent plus jouer leur rôle de piston. Crier libère d’une certaine façon de la douleur en permettant d’extérioriser ses sensations ; si vous ressentez le besoin de crier, si ce trop-plein d’énergie ne peut être contenu, alors déchargez-vous et criez, il n’y a pas de honte à cela. Mais tâchez de vous contrôler entre les cris afin de ne pas enclencher un cycle de panique.

Dans le cas d’anesthésie péridurale (vous savez que j’y suis favorable pour un premier bébé), la respiration est guidée par la voix de l’accoucheur plus que par la douleur ; les contractions sont peu ou pas perceptibles.

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